Un logement classé F ou G reste parfaitement vendable, malgré les idées reçues. Voici ce que dit vraiment la loi, le calendrier des interdictions de location, vos obligations, et comment vendre vite au bon acheteur.
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C'est le point qui crée le plus de malentendus. La loi Climat et Résilience, souvent citée à tort, ne concerne que la mise en location. Aucun texte, aujourd'hui, n'interdit ni ne restreint la vente d'un logement classé F ou G, partout en France, et aucun projet ne le prévoit. Vous pouvez donc vendre votre passoire thermique librement.
Ce qui change, en revanche, c'est le profil de vos acheteurs : un investisseur qui visait la location sera refroidi, mais un acheteur qui veut y habiter, ou un rénovateur, n'est pas concerné par le calendrier.
| Date | Classe interdite à la location | Parc concerné (locatif privé) |
|---|---|---|
| 1er janvier 2025 | DPE G | ≈ 1,6 million de logements |
| 1er janvier 2028 | DPE F | ≈ 3,6 millions de logements |
| 1er janvier 2034 | DPE E | parc le plus large |
Depuis 2025, un logement G ne peut plus faire l'objet d'un nouveau bail ni d'un renouvellement. Les F basculent au 1er janvier 2028. Résultat : des millions de propriétaires bailleurs doivent choisir entre rénover ou vendre, ce qui alimente un flux régulier de biens à acquérir.
Même libre, la vente impose des documents. Le DPE est obligatoire depuis toujours. Depuis le 1er avril 2023, un audit énergétique réglementaire est en plus exigé pour la vente d'une maison individuelle classée F ou G : il présente des scénarios de travaux et leur coût estimatif, remis à l'acquéreur dès la visite.
L'interdiction de louer réduit la demande des investisseurs, donc tire le prix vers le bas. La décote dépend du marché local et surtout du coût des travaux pour remonter l'étiquette. Un principe simple : un bien se vend bien quand son défaut (ici, la performance énergétique) se répare pour moins que la décote qu'il provoque.
D'où l'importance de viser le bon acheteur : propriétaire-occupant, primo-accédant, ou marchand/rénovateur qui intègre les travaux dans son plan. Pour fixer un prix juste, appuyez-vous sur les prix de vente réels du secteur (DVF) plutôt que sur les annonces.
Côté acquéreur, les passoires F et G sont un gisement d'affaires : leurs propriétaires bailleurs sont sous pression du calendrier. Les DPE étant publics (open data ADEME), on peut identifier ces biens par secteur, puis entrer une adresse dans le décodeur pour obtenir la classe DPE, le prix de vente réel et le propriétaire (SCI, société, bailleur).
Entrez une adresse : classe DPE, prix de vente réel du bien et propriétaire (SCI, société, bailleur). La passoire d'aujourd'hui est le vendeur motivé de demain.
Listez les logements F et G d'un secteur et remontez à leur propriétaire.
Ouvrir l'outil passoires →Oui. Aucune loi n'interdit la vente d'un logement classé F ou G, en 2026 comme après. La loi Climat et Résilience ne vise que la mise en location. Vous restez libre de vendre, à condition de fournir le DPE et, pour une maison individuelle F ou G, l'audit énergétique réglementaire.
La location des logements classés G est interdite depuis le 1er janvier 2025 (nouveaux baux et renouvellements). Les logements classés F suivent au 1er janvier 2028, et les E au 1er janvier 2034. C'est cette interdiction de louer qui pousse de nombreux bailleurs à vendre.
La décote dépend du marché local et du montant des travaux de rénovation. Un acheteur qui voulait louer est refroidi par l'interdiction, ce qui réduit la demande et tire le prix vers le bas. Un propriétaire-occupant ou un rénovateur, lui, n'est pas concerné par le calendrier : c'est souvent à eux qu'on vend le mieux.
Les DPE sont publiés en open data par l'ADEME. Le décodeur Houset permet d'entrer une adresse pour obtenir la classe DPE, le prix de vente réel et le propriétaire (personne morale). C'est la base d'une prospection ciblée sur les biens F et G, dont les propriétaires bailleurs sont souvent vendeurs.